Gestion de l'eau
Privée de pluie depuis des mois, la Bretagne pourrait manquer d’eau potable avant l’hiver
15/10/2026
La rédaction,
Le 26/10/2026
Rendre la ville plus perméable, le concept de la ville éponge expérimenté par l'ENGEES à Strasbourg Et si les villes pouvaient absorber l'eau de pluie plutôt que de la laisser s'écouler dans les canalisations ? À Strasbourg, des chercheurs expérimentent le concept de "ville éponge", avec un objectif : favoriser l'infiltration de l'eau dans les sols tout en limitant les risques de pollution des nappes phréatiques. L'École nationale du génie de l'eau et de l'environnement de Strasbourg (ENGEES), un établissement d'enseignement supérieur et de recherche spécialisé dans les métiers de l'eau, expérimente le concept de "ville éponge". Le principe consiste à rendre les espaces urbains plus perméables afin de permettre à l'eau de pluie de s'infiltrer dans les sols, de ralentir son ruissellement et de contribuer à la recharge des nappes souterraines. Mais cette infiltration soulève une question essentielle : comment éviter que les polluants transportés par les eaux urbaines ne contaminent les nappes phréatiques ?
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Pour y répondre, les chercheurs ont lancé le projet SIRENE. À Plobsheim, au sud de Strasbourg, seize colonnes expérimentales reproduisent différentes configurations de sols, végétalisés, nus ou comparables à ceux d'un parking perméable. Depuis mars 2026, les scientifiques y étudient l'infiltration de trois types d'eaux : des eaux pluviales collectées dans un décanteur, des eaux issues du nettoyage d'une piscine municipale et des eaux en sortie de station d'épuration. Selon un article publié le 26 octobre 2026 dans Les Échos, ces expérimentations doivent permettre de mieux comprendre la circulation et la transformation des polluants dans les sols. Contacté par Water Guette, Adrien Wanko, responsable scientifique du projet SIRENE, précise que les chercheurs travaillent actuellement à la production des résultats. Il indique que de nouvelles communications destinées au grand public pourraient reprendre au début de l'été 2027. Les analyses se poursuivront jusqu'à l'hiver, avant une phase d'interprétation des résultats. Faire entrer davantage d'eau dans les sols urbains pourrait contribuer à préserver la ressource. Encore faut-il s'assurer que cette eau ne dégrade pas la qualité des nappes qu'elle rejoint. À LIRE AUSSI