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26/07/2026
La rédaction,
Le 02/08/2026
450 millions de mètres cubes d’eau, soit 450 milliards de litres, remplissent aujourd’hui les galeries des anciennes mines de fer de Lorraine. Après l’arrêt de l’exploitation, les pompages qui maintenaient les ouvrages au sec ont progressivement cessé. Les eaux souterraines ont alors envahi les cavités, formant trois grands réservoirs miniers dans le nord, le centre et le sud du bassin ferrifère. Cette immense réserve est désormais surveillée par le Bureau de Recherches Géologiques et Minières (BRGM), l’Agence de l’eau Rhin-Meuse et la région Grand Est. Elle est même classée par le Schéma directeur d’aménagement et de gestion des eaux (SDAGE) comme une zone à préserver pour l’alimentation en eau future. Mais ces 450 millions de mètres cubes ne constituent pas une réserve entièrement disponible dans laquelle il suffirait de puiser. Au contact des roches, l’eau s’est notamment chargée en sulfates. Leur concentration diminue dans les secteurs où l’eau se renouvelle suffisamment, mais reste parfois très supérieure à la limite de 250 milligrammes par litre retenue pour l’eau potable. D’après l’Observatoire du bassin ferrifère lorrain, environ 60 % de la surface des réservoirs présente une eau bien renouvelée. Des produits phytosanitaires provenant de la surface ont également été détectés.
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À Metzange, près de Thionville, la qualité de l’eau s’est suffisamment améliorée pour permettre d’envisager son retour dans le réseau d’eau potable. L’Agence régionale de santé (ARS)a autorisé son exploitation. Le captage pourrait fournir 2,8 millions de mètres cubes par an, après traitement, tandis qu’une partie de l’eau continuera d’alimenter le ruisseau de Veymerange. Une unité de décarbonatation doit être mise en service en 2029. Face aux sécheresses, l’eau des anciennes mines apparaît donc comme une ressource précieuse. Mais son utilisation dépend de sa qualité, du coût des traitements et des besoins des cours d’eau qu’elle alimente déjà. Les galeries lorraines peuvent contribuer à sécuriser l’approvisionnement de certains territoires, sans pour autant devenir un réservoir que l’on pourrait exploiter sans limites.
Présentés aujourd’hui comme une nouvelle richesse, ces 450 millions de mètres cubes d’eau racontent aussi un siècle d’assèchement du sous-sol. Pour extraire une tonne de minerai, les exploitants devaient pomper entre 5 et 20 mètres cubes d’eau afin de maintenir les galeries au sec. Lorsque les mines ont fermé et que ces pompages ont cessé, l’eau a progressivement repris sa place dans un sous-sol profondément transformé par l’activité humaine.
Source : France 3 Grand Est A lire aussi
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