Agriculture
Loi d’urgence agricole : que disent réellement les chiffres avancés par Laurent Duplomb ?
20/07/2026
La rédaction,
Le 29/07/2026
Photos de Pawel Czerwinski Lundi 27 juillet, la ministre de la Transition écologique, Monique Barbut, a réuni une nouvelle cellule de crise consacrée à l’état de la ressource en eau. Météo-France, le BRGM et l’Office français de la biodiversité dressent un même constat : malgré un hiver assez humide, la sécheresse touche désormais l’ensemble du territoire et devrait encore s’aggraver. L’humidité des sols est plus faible qu’à la même période en 2022. Juillet 2026 devrait également être le mois de juillet le plus chaud depuis 1960, avec des températures supérieures de 3,7 à 4 °C aux normales saisonnières. Les orages annoncés ne devraient pas suffire à réhumidifier les sols en profondeur. "Avec des orages sur des sols secs, l’eau ruisselle, mais ne s’infiltre pas", explique Météo-France. La quasi-totalité des nappes phréatiques se trouve sous les normales, à l’exception de la Beauce. La situation est particulièrement préoccupante dans le Limousin, en Bretagne et dans le Grand Est. Des cours d’eau sont déjà à sec et le niveau de la Garonne est inférieur à celui observé en 2022 et même en 1976.
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Au total, 91 départements sont soumis à des restrictions. Dans 80 communes, 30 000 habitants subissent des coupures d’eau et doivent être ravitaillés par camion-citerne ou recevoir des bouteilles. Cette situation ravive le débat sur le partage de l’eau, quelques jours après l’adoption de la loi d’urgence agricole. La Coordination rurale a appelé les agriculteurs à poursuivre l’irrigation malgré les arrêtés préfectoraux."Respecter les mesures de restriction n’est pas un choix, c’est un devoir", a répondu Monique Barbut. Selon elle, enfreindre ces règles risquerait "d’alimenter une guerre de l’eau". La ministre estime que la France pourrait connaître quatre fois plus de sécheresses en 2050 qu’en 1960. En 2022, leur coût avait atteint 5,6 milliards d’euros, dont plus d’un milliard pour les pertes agricoles. La facture devrait être encore plus élevée en 2026. Source Les Échos, 28 juillet 2026. Données : ministère de la Transition écologique, Météo-France et BRGM. À lire aussi
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