Agriculture
Loi d’urgence agricole : que disent réellement les chiffres avancés par Laurent Duplomb ?
20/07/2026
La rédaction,
Le 24/07/2026
Une dizaine de randonneurs ont été intoxiqués dans les Hautes-Pyrénées après avoir consommé l’eau de lacs, de ruisseaux et de torrents. Certains avaient pourtant utilisé des gourdes filtrantes. Les autorités rappellent qu’une eau de montagne, même claire et fraîche, ne peut pas être considérée comme potable. Les secours en montagne sont intervenus les 13 et 14 juillet auprès de plusieurs groupes de marcheurs. Certains se trouvaient près du refuge de la Glère, à Barèges, d’autres au lac de Bastan, près d’Aragnouet, ou aux alentours du cirque de Gavarnie. Pris de nausées, de vomissements et de diarrhées, les randonneurs ont été évacués vers l’hôpital de Tarbes en raison de leur déshydratation. Tous avaient consommé de l’eau prélevée dans des lacs, des torrents ou des ruisseaux rencontrés sur leur parcours, alors que des points d’eau potable étaient disponibles.
L’eau des cours d’eau de montagne peut contenir des bactéries et des parasites invisibles à l’œil nu. Ces contaminants peuvent provenir des déjections d’animaux sauvages, des troupeaux présents dans les alpages ou de certaines activités humaines. Les fortes pluies peuvent également les entraîner vers les ruisseaux. La préfecture des Hautes-Pyrénées avait déjà alerté les randonneurs après plusieurs interventions du peloton de gendarmerie de haute montagne. Une eau qui paraît claire, fraîche et pure peut provoquer des nausées, des diarrhées et des vomissements, voire entraîner des conséquences plus graves pour la santé. L’augmentation des interventions pourrait aussi être liée à l’évolution des pratiques des randonneurs et à l’utilisation croissante des gourdes filtrantes. Selon la Fédération française de randonnée, ces équipements ne permettent pas de rendre systématiquement potable une eau prélevée dans le milieu naturel. Ils ne doivent donc être utilisés qu’en dernier recours.
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La Fédération recommande d’emporter suffisamment d’eau potable avant le départ, à raison d’environ un demi-litre par heure de marche prévue. Elle conseille de privilégier l’eau en bouteille, l’eau du robinet dans les refuges ainsi que les fontaines et les sources signalées comme potables. Plusieurs applications, comme Watermap, Thirsty ou FreeTaps, proposent une cartographie participative des fontaines et des points d’eau potable. Le mouvement #gourdefriendly répertorie également des commerçants et des habitants volontaires qui acceptent de remplir gratuitement les gourdes des randonneurs sur les principaux chemins.Lorsque l’accès à l’eau potable est impossible, des pastilles de traitement, notamment commercialisées sous les noms de Micropur ou Aquatabs, peuvent être utilisées. Elles sont destinées à désinfecter l’eau en éliminant les bactéries, les virus et les parasites, avec un temps d’action pouvant atteindre deux heures.L’intoxication survenue dans les Hautes-Pyrénées rappelle ainsi qu’en montagne, la transparence de l’eau ne constitue jamais une garantie de potabilité. Source : Le HuffPost, d’après La Dépêche du Midi, Sud Ouest, la préfecture des Hautes-Pyrénées et la Fédération française de randonnée.