Rivière de la Reyssouze : l'importance de la renaturation
25/08/2025
La rédaction,
Le 06/12/2025
Depuis plus de deux ans, Carole Delga demandait que l’Occitanie serve de territoire test face aux effets du réchauffement climatique. L’accord d’Emmanuel Macron est désormais acté : à partir du 1ᵉʳ janvier 2026, la Région prendra la pleine responsabilité de son réseau hydraulique et bénéficiera de procédures administratives accélérées pour les projets liés à l’eau. Un plan spécifique doit être présenté par le préfet d’ici l’été 2026.
Concrètement, ce statut doit permettre de débloquer plusieurs chantiers sensibles : le prolongement d’Aqua Domitia vers le Minervois et les Pyrénées-Orientales, rebaptisé Aqua Domitia 2 ou Aqua Littoral, un projet qui implique de puiser de l’eau dans le Rhône, un fleuve déjà fragilisé par la baisse de ses débits. La montée en puissance de la réutilisation des eaux usées, déjà plus de 2 millions de m³ réutilisés à Argelès-sur-Mer et Saint-Cyprien, ainsi que la liaison des lacs artificiels de Vinça et Villeneuve-de-la-Raho complètent la liste des dossiers dans un département en crise hydrique chronique. La Région revendique 450 millions d’euros investis dans l’eau depuis 2016, dont 110 millions pour Aqua Domitia et plus de 200 millions pour l’hydraulique agricole et l’irrigation. Elle demande désormais des crédits européens « exceptionnels », sur le modèle de ceux accordés à la Grèce, et que les agences de l’eau soient exonérées des baisses de dotations de l’État, pour sécuriser l’approvisionnement en eau d’un territoire qui gagne 42 000 habitants chaque année. Source L'Indépendant du 6 décembre 2025 À lire aussi
Recevez gratuitement, dans votre boîte mail, toute l’actualité de l’eau.