Agriculture
Loi d’urgence agricole : que disent réellement les chiffres avancés par Laurent Duplomb ?
20/07/2026
La rédaction,
Le 25/07/2026
Les méga-bassines sont financées à 70% par de l'argent public, notamment les agences de l'eau Dix-sept ans après le lancement du projet, le tribunal administratif de Poitiers a ordonné, le 23 juillet 2026, le démantèlement de quatre des cinq réserves de substitution de l'Association syndicale autorisée d'irrigation (ASAI) des Roches. Les ouvrages, situés à Cram-Chaban, La Laigne et La Grève-sur-Mignon, devront être supprimés dans un délai de trois ans. Ces réserves, destinées à irriguer environ 850 hectares de cultures, étaient contestées depuis leur autorisation préfectorale en 2009 par l'association Nature Environnement 17. Selon cette dernière, les ouvrages souffraient de nombreuses irrégularités : étude d'impact insuffisante, réserves surdimensionnées, remplissages illégaux, construction malgré les recours et non-respect de mises en demeure préfectorales
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Ce n'est pas la première fois que la justice se prononce dans ce dossier. Les arrêtés préfectoraux autorisant les cinq réserves avaient déjà été annulés en 2009 puis en 2018. La préfecture avait également mis en demeure l'ASAI des Roches, en 2018 puis en 2023, de régulariser la situation administrative de plusieurs ouvrages et de mettre fin à des prélèvements illégaux dans la nappe phréatique. L'ASAI des Roches a annoncé faire appel de cette décision. L'association d'irrigants estime que ce jugement est "en décalage avec les priorités que la nation vient de se fixer en matière de sécurité de l'approvisionnement en eau et de souveraineté alimentaire", en référence à la loi d'urgence agricole adoptée cette semaine, qui fixe l'objectif de doubler les capacités de stockage de l'eau d'ici 2035.
Cette décision intervient alors que le Parlement vient d'inscrire dans la loi un objectif national de développement du stockage de l'eau. Elle rappelle qu'au-delà des orientations politiques, "chaque projet de retenue reste soumis au respect du droit de l'environnement et des autorisations administratives." Le développement du stockage ne dispense pas les porteurs de projets de démontrer leur légalité et leur compatibilité avec la protection de la ressource en eau. Water Guette avec AFP A lire aussi
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