Gestion de l'eau
Ferme de saumons en Gironde : feu vert malgré une opposition massive
27/03/2026
La rédaction,
Le 10/04/2026
Trois points à retenir -Une journée dédiée à l’eau sous toutes ses formes en Ariège -Un focus sur les impacts des gravières sur la ressource -Un croisement entre scientifiques associations et citoyens
Ce samedi 11 avril, la petite commune de Cos, en Ariège, devient un point de convergence. Scientifiques, militants, associations et habitants s’y donnent rendez-vous pour une journée entièrement dédiée à l’eau. Organisée par le collectif Stop Gravières, cette journée entend embrasser l’eau dans toutes ses dimensions. Des glaciers aux nappes phréatiques, en passant par les rivières, il s’agit de reconnecter les regards, de croiser les savoirs, et de questionner les usages. Car derrière cette initiative, il y a une inquiétude bien ancrée dans le territoire.
Dans le viseur du collectif, l’impact des gravières. L’extraction de granulats et le remblaiement avec des déchets du BTP sont pointés comme des pratiques susceptibles de fragiliser durablement les équilibres hydrologiques locaux. La grande nappe phréatique ariégeoise, tout comme certains cours d’eau, est directement concernée. Ce constat est partagé bien au-delà du seul cercle militant. Agriculteurs, élus et citoyens s’accordent sur une même réalité, celle d’une pression croissante sur la ressource. Dans ce contexte, la journée de Cos s’inscrit comme un espace de discussion, mais aussi comme un lieu où se construisent des formes de résistance et d’alternatives.
La matinée s’ouvrira avec une conférence du glaciologue Pierre René autour de la disparition annoncée des glaciers pyrénéens. Une évolution qui s’inscrit dans un dérèglement plus large du cycle de l’eau où fonte des glaces dégradation des sols et modification des cours d’eau se répondent. La journée se construit autour de cette lecture globale d’un système où tout est lié. L’après-midi se tournera vers les pistes d’action. Le Mouvement d’alliance avec le peuple castor proposera une conférence sur la régénération des cours d’eau à partir d’approches low tech inspirées des dynamiques naturelles. Une manière de repenser l’intervention humaine non plus comme une maîtrise mais comme un accompagnement des milieux.
Tout au long de la journée les formats s’enchaînent. Présentations d’associations locales, lectures de textes de l’anthropologue Nastassja Martin, table ronde autour des gravières et exposition art sciences sur leurs impacts. Derrière cette diversité une même intention: faire sortir l’eau du seul registre technique pour en faire "un sujet politique culturel et sensible." La journée se prolongera en soirée, avec concerts, fanfare et DJ set. Un moment festif pour faire collectif autrement et recréer du lien autour d’un enjeu souvent réduit à l’urgence. Le programme "la journée de l'eau" À lire aussi