Climat
EDF adapte ses centrales à des fleuves plus chauds
03/06/2026
La rédaction,
Le 09/06/2026
C’est le constat majeur mis en lumière par l’historien des sciences Jean-Baptiste Fressoz dans sa chronique au Monde. Alors que le débat public s'est beaucoup focalisé sur des objets comme les poêles Tefal ou le fart de ski, l'analyse des récents avis de l'Agence européenne des produits chimiques( ECHA) démontre une réalité bien différente. L'immense majorité des polluants éternels émis sur le continent est générée par les gaz fluorés de nos systèmes de refroidissement. Face à ce problème systémique, l'ECHA préconise une interdiction globale de toute la famille des PFAS, considérant qu'une approche molécule par molécule offre aux industriels "une stratégie d'esquive perpétuelle". Alors que le débat public s'est beaucoup focalisé sur des objets comme les poêles Tefal ou le fart de ski, l'analyse des récents avis de l'Agence européenne des produits chimiques( ECHA) démontre une réalité bien différente. L'immense majorité des polluants éternels émis sur le continent est générée par les gaz fluorés de nos systèmes de refroidissement. Face à ce problème systémique, l'ECHA préconise une interdiction globale de toute la famille des PFAS, considérant qu'une approche molécule par molécule offre aux industriels "une stratégie d'esquive perpétuelle".
39 000 tonnes : quantité de PFAS rejetée chaque année en Europe par les gaz fluorés de ces appareils sur un total de 60000 tonnes 18 mois : le délai réclamé par les experts pour une interdiction totale de ces composants afin de réduire les émissions de 96 %.
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Ces machines devenues indispensables pour s'adapter "aux canicules anthropiques" ou pour remplacer le chauffage au fioul et au gaz ne sont pas neutres pour l'environnement. Lors de fuites ou en fin de vie, les gaz fluorés qu'elles utilisent s'échappent et se dégradent dans l'atmosphère en acide trifluoroacétique. Ce PFAS "ultra-mobile" retombe ensuite avec les pluies européennes et s'infiltre partout, contaminant la biosphère de manière irréversible. Face à cette impasse, compter sur les technologies de filtration reste une pure illusion. Prenez l'eau potable où l'osmose inverse ne détruit rien mais se contente de séparer les molécules. Cette méthode produit d'un côté de l'eau pure et de l'autre un "concentré hautement toxique" que les syndicats des eaux finissent souvent par rejeter en aval, déplaçant simplement le problème. Comme le rappelait le biologiste américain Barry Commoner dès les années 1970, "il n’y a pas de repas gratuit" et la solution technologique sans externalité négative n'existe pas Source — Le Monde (Chronique de Jean-Baptiste Fressoz, Historien des sciences, des techniques et de l'environnement) À lire aussi