Agriculture
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23/09/2025
La rédaction,
Le 27/05/2026
Le vote final sur l'ensemble du texte de loi d'urgence agricole est prévu le 02 juin 2026 Le gouvernement a réussi vendredi à rétablir plusieurs mesures clés de son projet de loi d’urgence agricole autour de l’eau, malgré les critiques d’élus de gauche et d’associations environnementales. À l’Assemblée nationale, les députés ont notamment validé des dispositions sur les zones humides, les captages d’eau potable et le stockage de l’eau agricole.
Parmi les mesures les plus contestées figure l’assouplissement des règles de compensation environnementale lors de projets impactant des zones humides. Le texte prévoit désormais que les compensations soient "proportionnées aux fonctionnalités de la zone humide". Une formulation qui fait craindre à plusieurs élus une diminution des obligations de restauration pour les milieux déjà dégradés. La présidente de la commission du Développement durable, Sandrine Le Feur, a ainsi résumé la logique du texte :"moins la zone est en bon état, moins on est tenu de compenser sa destruction". Autre sujet de tension, les députés ont rétabli une mesure obligeant les préfets à encadrer certaines pratiques agricoles autour des captages d’eau potable les plus pollués. Mais le remplacement de la notion de "captage sensible" par celle de captage "prioritaire" inquiète les écologistes et une partie de la gauche, qui redoutent qu’un certain nombre de captages déjà fragilisés sortent du périmètre des protections renforcées.
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La veille, l’Assemblée avait également validé un article facilitant le développement du stockage de l’eau pour l’agriculture. Un dispositif défendu par le gouvernement comme une réponse aux sécheresses et à la sécurisation des récoltes, mais dénoncé par ses opposants comme une accélération d’un modèle agricole intensif fortement consommateur d’eau. Dans le même temps, plusieurs mesures introduites en commission par les écologistes ont été supprimées, notamment celle prévoyant la présence d’un agriculteur biologique dans la gouvernance des agences de l’eau. À l’inverse, les députés ont renforcé la place des acteurs économiques dans certaines instances locales de gestion de l’eau. Le vote final sur l’ensemble du texte est prévu le 2 juin. Source Water Guette avec AFP À lire aussi