Gestion de l'eau
À Cherbourg, un agriculteur cultive toujours dans une zone protégée d’un captage
12/03/2026
La rédaction,
Le 01/04/2026
-Un médicament sur cinq dépend du fluro issu du PFAS -2000 principes actifs concernés par une interdiction -Le risque sanitaire est indirect, via la pollution globale
Alors que l’Agence européenne des produits chimiques (ECHA) pousse pour une interdiction globale des PFAS, l’industrie pharmaceutique prévient : "supprimer ces substances aujourd’hui, c’est fragiliser une partie de la médecine moderne." Ces composés sont indispensables pour intégrer du fluor dans les molécules, un élément clé pour prolonger l’effet des traitements, renforcer leur efficacité et atteindre leur cible dans l’organisme. En Europe, près d’un médicament sur cinq repose sur cette chimie. (Source Les Echos 01 04 2026)
Pour l’European Federation of Pharmaceutical Industries and Associations, le choc serait immédiat. Près de 1.922 médicaments ou principes actifs seraient impactés, dont une majorité via les procédés industriels. Au total, 674 médicaments essentiels pourraient être fragilisés. Sans solution de remplacement à court terme, le secteur évoque un risque de pénuries et de délocalisation de la production hors d’Europe. ( Source Les Echos 01 04 2026)
Prendre un médicament ne revient pas à s’exposer directement aux PFAS tels qu’on les retrouve dans l’environnement. Ces substances sont intégrées dans des molécules transformées et contrôlées. Mais le problème ne disparaît pas : il se déplace. Fabrication, rejets industriels, persistance dans les sols et les nappes… les PFAS s’accumulent et finissent par contaminer durablement l’eau et la chaîne alimentaire.
Info+Water Guette L’ECHA propose une interdiction globale de plus de 10.000 PFAS pour éviter les substitutions chimiques. Une consultation publique est en cours jusqu’au 25 mai 2026.
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