Pedag’eau
PFAS : comprendre l'empreinte toxique mondiale
26/02/2026
La rédaction,
Le 02/03/2026
-800 étudiants mobilisés -L’IA au service de l’eau -La tech ne remplace pas l’usage
À Montpellier, près de 800 étudiants ont participé, les 26 et 27 février, à la 8e édition du Water4Future Hackathon. Durant 48 heures, équipes internationales, coachs et experts ont planché sur le thème "Eau et aménagement du territoire", majoritairement à distance via Teams, pour imaginer des solutions à une gestion durable de l’eau. La nouveauté de cette édition s’appelle Droppy : un agent d’intelligence artificielle conçu pour accompagner les équipes dans leur réflexion. Organisé par la mission MedVallée et le Centre international Unesco Icireward, l’événement revendique un objectif clair : accélérer l’innovation en croisant recherche scientifique et outils numériques au service des territoires.
Le format dit quelque chose de notre époque. Face aux sécheresses extrêmes, aux restrictions d’eau et aux tensions d’usage, la réponse passe aussi par la donnée et la modélisation. Capteurs, cartographies, algorithmes d’optimisation : l’eau devient un système à analyser et à anticiper. Mais une question demeure. Si la technologie peut améliorer la connaissance et l’aide à la décision, peut-elle, à elle seule, corriger les déséquilibres ? Les pénuries d’eau sont liées aux usages, à l’aménagement du territoire, à l’artificialisation des sols ou encore aux choix agricoles. Autant de paramètres qui ne relèvent pas uniquement du code et des capteurs. Le hackathon révèle une génération mobilisée. Reste à savoir comment ces innovations s’inscriront dans des transformations plus profondes des modèles d’aménagement et de gestion de l’eau.
info+ Water Guette
Les outils d’intelligence artificielle fonctionnent grâce à des centres de données énergivores. Or ces infrastructures nécessitent d’importantes quantités d’eau pour le refroidissement des serveurs. Selon plusieurs études internationales, un modèle d’IA générative peut mobiliser des milliers de litres d’eau indirectement, via la production d’électricité et le refroidissement informatique. Autrement dit, penser l’eau avec l’IA suppose aussi d’interroger l’empreinte hydrique du numérique lui-même.
Source encommun.montpellier.fr du 01 mars 2026
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